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Le premier ministre israélien pour une coopération accrue avec le Rwanda

07 juillet 2016 Auteur  Echos du Rwanda
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et son épouse Sara au Mémorial du génocide aux côtés du couple présidentiel. Urugwiro Village

Le chef du gouvernement israélien a achevé une visite de huit heures à Kigali mercredi. Benjamin Netanyahou accompagné de son épouse ont notamment rendu hommage aux victimes du génocide contre les tutsi au Mémorial de Gisozi. Le premier ministre et le président de la République ont également signé trois accords bilatéraux dans les domaines de la diplomatie, de l'innovation et de l'agriculture.

Benjamin Netanyahou et son épouse Sara se sont rendus au Mémorial de Gisozi en compagnie du couple présidentiel Paul et Jeannette Kagame. Le premier ministre israélien a rendu un hommage aux victimes du génocide de 1994. «Nous sommes très touchés par ce Mémorial en hommage aux victimes de l'un des pires crimes de l'histoire. Il nous rappelle également les similitudes qui existent avec le génocide de notre propre peuple», a-t-il écrit dans le Livre d'or du Mémorial.

Après cette visite, le chef de l'Etat et son hôte ont paraphé trois accords bilatéraux. Désormais, les détenteurs de passeports diplomatiques sont exemptés de visas pour entrer sur le territoire des deux pays. Deux autres déclarations conjointes d'intention ont été signées dans les domaines de l'agriculture et de l'innovation, sans plus de précision quant au second volet.

«Je suis en Afrique car c'est un continent qui change. Dans le passé, nous ne lui avons pas donné la place qu'il méritait», a déclaré le chef du gouvernement israélien. Avant de poursuivre: «Israël et le Rwanda ont en commun une histoire tragique, mais nous avons su nous relever. Nos deux pays sont désormais des réussites.» Benjamin Netanyahou est aussi revenu sur la lutte contre la haine qui mène au génocide. «Nous devons insister pour mettre fin à la propagande de la haine. Vous devez savoir que personne ne vous défendra si vous ne vous défendez pas. Pour combattre le négationnisme, nous devons dire la vérité. C'est une lutte sans relâche.»

Le président rwandais a lui aussi insisté sur la lutte contre l'idéologie du génocide. «Nous avons la capacité de faire en sorte que le génocide et l'Holocauste ne se reproduisent jamais», a déclaré Paul Kagame pour sa part.

Benjamin Netanyahou est arrivé en Afrique lundi avec 80 hommes d'affaires représentant une cinquantaine d'entreprises israéliennes. La tournée, la première d'un chef de gouvernement israélien en Afrique sub-saharienne après celle de Yitzhak Shamir en 1987, a commencé par l'Ouganda. Netanyahou s'est rendu sur le lieu de la prise d'otage d'Israéliens par un commando palestinien en 1976. Son frêre aîné, Jonathan Netanyahou, fut tué au cours de l'opération qui a permis de libérer les otages.

Le premier ministre a ensuite tenu un sommet avec ses homologues africains de la région. Etaient présents à cette réunion: le président Yoweri Museveni de l’Ouganda, le président Salva Kiir du Soudan du Sud, le premier ministre Hailemariam Desalegn d’Ethiopie, le président Uhuru Kenyatta du Kenya, le président zambien Edgar Lungu et le chef de la diplomatie tanzanienne Augustine Philip Mahiga. Le sommet s'est tenu à Entebbe, en Ouganda, et a porté sur la luttre contre le terrorisme. Benjamin Netanyahou s'est ensuite envolé pour le Kenya, puis est venu au Rwanda avant d'achever sa tournée en Ethiopie. Pour l'heure, on parle d'un budget de 13 millions de dollars alloués à certains pays africains par le gouvernement israélien dans les domaines de la sécurité nationale et de la santé. 

 

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