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Le Burundi tenté par la suppression de la limitation des mandats présidentiels

24 août 2016 Auteur  Echos du Rwanda
Mgr. Justin Nzoyisaba, président de la Commission nationale de dialogue inter-burundais iwacu-burundi.org

Le président de la Commission nationale de dialogue inter-burundais a annoncé mercredi que 90% de personnes interrogées souhaitaient la fin de la limitation des mandats présidentiels.

Monseigneur Justin Nzoyisaba s’est exprimé devant la presse ce mercredi pour détailler l’action de la CNDI qu’il dirige depuis ses débuts il y a six mois de cela. Selon lui, son équipe a sillonné 50% des communes burundaises. Et il en ressort que 90% des Burundais interrogés sont d’accord notamment pour lever la limitation des mandats présidentiels actuellement fixés à deux consécutifs. Ceux-ci seraient également en faveur de l’interdiction aux anciens chefs d’Etat de siéger au Parlement sans avoir été élus.

La CNDI a vu son mandat prolongé de six mois et elle compte se rendre également à l’extérieur du pays à la rencontre des Burundais de l’étranger. L’agenda n’a pas été précisé. Justin Nzoyisaba, représentant légal de l'Eglise Méthodiste-Unie du Burundi, a annoncé qu’il  reviendrait devant la presse dans trois mois, et une dernière fois dans six mois.

Cette commission a été mise en place par un décret présidentiel du 23 septembre 2015 et la nomination de ses quinze membres a eu lieu le 17 octobre de la même année. Le premier vice-président burundais Gaston Sindimwo avait fait savoir que, pour le gouvernement, ce dialogue devrait relancer un processus d’acceptation mutuelle et d’engagement collectif vers un avenir commun débarrassé de toute forme de violence, rappelle le portail China.org.cn. La création de la CNDI avait pour objectif d’ouvrir le dialogue entre le parti majoritaire et l’opposition qui refuse toujours de reconnaître l’élection de Pierre Nkurunziza dont elle estime qu’il n’avait pas le droit de se représenter à la présidentielle de juillet 2015. L’opposition a toujours considéré que le président avait épuisé ses deux mandats. En poste depuis 2005 suite à l’accord d’Arusha, Pierre Nkurunziza avait été réélu en 2010. Mais pour le camps présidentiel, le chef de l’Etat a d’abord été élu par l’Assemblée nationale, puis élu une seule fois au suffrage universel. Or, selon les sympathisants de Nkurunziza, celui-ci avait le droit de se soumettre une nouvelle fois au vote populaire comme le permet la Constitution. Cette dernière autorise le candidat à se présenter devant le peuple deux fois de suite.

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