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Christophe Bazivamo accède au poste de secrétaire général adjoint de la CEA

09 septembre 2016 Auteur  Echos du Rwanda
Christophe Bazivamo prête serment devant les chefs d'Etat et leurs représentants lors du 17e Sommet extraordinaire de la CEA. CEA

La prestation de serment du vice-président du FPR devant les chefs d’Etat réunis en Sommet extraordinaire de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est a marqué jeudi son entrée en fonction au sein du secrétariat général.

Il sera le quatrième secrétaire général adjoint, chargé de l’Administration et des Finances, sous l’autorité du Burundais Libérat Mfumukeko. Christophe Bazivamo a prêté serment jeudi devant les chefs d’Etat tanzanien John Magufuli (hôte du Sommet), rwandais Paul Kagame, ougandais Yoweri Museveni, le vice-président kényan William Ruto et le chef de la diplomatie burundaise Alain Aimé Nyamitwe. Le président Kagame a félicité son compatriote «pour son nouveau rôle en tant que secrétaire général adjoint» avant de déclarer: «Cette Communauté rend chacun d’entre nous plus fort qu’il ne le serait en étant seul.»

Christophe Bazivamo accède à ce poste après que son nom a été proposé et accepté par le Conseil des ministres de la CEA. Ce dernier l’a ensuite fait avaliser par le Sommet des chefs d’Etat. Cela s’est passé jeudi lors du 17e Sommet extraordinaire. A 55 ans, Christophe Bazivamo était encore il y a quelques jours l’un des neuf représentants du Rwanda à l’Assemblée législative de la CEA (EALA: East African Legislative Assembly, en anglais), dix si on compte la ministre Valentine Rugwabiza qui en est membre ex officio. Le natif de Rukozo, dans le district de Rulindo (province du nord), a un parcours atypique. Après des études primaires et secondaires dans sa région natale, il a entamé une formation d’agronome à l’Université nationale. Il a ensuite travaillé comme agronome dans ce qui était alors les communes de Kanama, Mutura et Rwerere, dans l’Ouest du pays. 

Mais c’est en Allemagne qu’il ira terminer ses études. A son retour au pays, en 1997, il travaille d’abord au sein de l’ONG Agro Action Allemande. Sa carrière politique débute lorsqu’il devient préfet de ce qui s’appelait encore Gitarama. Par la suite, il occupera le poste de secrétaire exécutif de la Commission nationale électorale entre 2000 et 2002 année au cours de laquelle il deviendra vice-président du Front patriotique rwandais. Il est nommé ministre de l’Administration locale et des Affaires sociales de 2003 à 2004, avant de prendre le porte-feuille de l’Intérieur. En tout, il aura également dirigé le Ministère de l’agriculture et celui de l’Environnement. C’est en 2011 qu’il est élu par l’Assemblée nationale pour la représenter au Parlement est-africain.

Plus de moyens financiers pour le dialogue interburundais

Le 17e Sommet extraordinaire des chefs d’Etat est-africains a aussi été l’occasion de discuter de la situation politique au Burundi et au Soudan du Sud. Pour le premier nommé, le facilitateur Benjamin Mkapa a présenté son rapport sur l’état du Dialogue interburundais, instrument mis en place pour résoudre la crise burundaise. Les chefs d’Etat ont de nouveau appelé les parties en conflit à se parler, et ont demandé au Conseil des ministres d’octroyer plus de moyens à cette mission. Pour le Soudan du Sud, c’était l’occasion de remettre l’instrument juridique de ratification du traité instituant la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est. Le Conseil des ministres a été enjoint à établir une feuille de route qui permettra l’intégration rapide du Soudan du Sud. Celui-ci deviendra ainsi le 6e membre de la Communauté. 

Le Sommet s’est également penché sur l’accord de partenariat commercial avec l’Union européenne signé par seulement deux pays pour l’instant. Un délais de trois mois a été décidé pour clarifier certains points qui empêchent la ratification par le reste des membres de la Communauté.

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